développement perso

Comment être son port d’attache ?

Notre vie contient pleins de chapitres, ce que j’appelle aussi avoir « plusieurs vies dans UNE vie » … Comme vous l’aurez sûrement cerné, je vois la vie comme une successions de chemin unique, chacun le sien. Dès lors, il est inutile de chercher à avoir le même que celui du voisin ou du copain. Ce qui n’empêche pas de s’en inspirer.

Ce chemin nous le dirigeons au fur et à mesure de nos apprentissages, nos expériences, de nos sentiments et donc de nos décisions.

Aussi, chacun de ces changements peut s’apparenter à une correspondance ; avec son lot d’inconnus, de turbulences, d’incertitudes, de réticences, de craintes. Indépendamment, que le changement ait été voulu ou soit inattendu.

Toute la mécanique du changement trouve son épicentre : en nous. C’est le point de départ, mais surtout le point d’alerte.

En outre, plus nous allons nous y opposer, le refuser, ou faire un déni, plus il va s’imposer à nous. Plus nous résistons au changement, plus il va nous faire souffrir et nous abîmer. Ceci va se manifester de l’intérieur vers l’extérieur de nous.

C’est-à-dire que si nous venons à en être malheureux ou à nous braquer, cela pourra venir détériorer notre santé, qu’elle soit mentale, physique, ou notre relation avec nos proches. Cela dans des proportions plus ou moins visibles…

Il s’agit là d’un cercle vicieux. Plus l’intérieur de soi va se détériorer, plus il va détériorer l’extérieur de nous…

Ces mécanismes de départ, ne sont pas à blâmer, ils sont là pour nous protéger.

Le tout étant de ne pas y rester « coincé » : ruminer, culpabiliser, haïr… A savoir, que comme toute correspondance, un temps sur place y sera souvent nécessaire. Le temps qu’il nous faudra sera le temps « juste » à cette expérience. Ne nous jugeons pas sévèrement, ne tombons pas dans les comparaisons culpabilisantes… Travaillons sur la leçon à en tirer pour nous même.

Aussi, comment sortir de ces étapes et enclencher le cercle vertueux ? Lorsqu’on l’aura souhaité…

Listons toutes nos peurs, nos freins, nos contrariétés. Ce rendez-vous avec nous-même est très important pour la suite.

Un temps calme, complètement dédié à soi, sans filtres… une idée va en libérer une autre et nous allons encore nous découvrir. Nous tirons la ficelle de nous, afin de mieux nous révéler. Quelle est ma douleur ? a quel degré est-elle ? quelle valeur ou besoin a été touché chez moi ? D’où me viennent ces valeurs et besoins ? Ai-je fait ce que j’aurais vraiment voulu ? qu’est ce qui m’en a empêché ? qu’est-ce que j’ai appris sur moi ? Est-ce que je veux changer ?

En parallèle, faisons un état de nos émotions : que nous disent-elles (joie, colère, peur, tristesse, surprise, dégoût) ? est-ce un mélange ? décortiquons tout ça, à l’oral ou à écrit. Nous font-elles douter de nous-même (pas fier de nous) ? Essayons de reprendre toujours beaucoup d’indulgence et d’amour vis-à-vis de soi même. Tout ceci est ce qui se passe en nous, il n’y a pas de jugement à avoir, mais juste l’observer. Faire un état des lieux. A savoir, que pour une même situation, chacun aura sa propre émotion. Celle ci va ensuite engendrer notre réaction.

Reprenons notre liste et scindons là en 2 colonnes : « grave » / « pas grave ». Ce qui n’est jugé « pas grave », seront probablement les changements ou deuils les plus rapidement accessibles. Peut-être même les avons-nous déjà amorcés durant notre rédaction ?

Pour ce qui est jugé « grave », je vous invite rapidement à le verbaliser.

Le verbaliser permet dans un 1er temps : d’expulser nos pensées interne. Puis, ensuite, la réflexion va s’amorcer.

Pourquoi est-ce si grave ? qu’est-ce qu’on y perd ? pourquoi ceci serait dur à laisser partir ? ou pourquoi ceci serait si dur à accepter ? qu’est-ce qu’il vient bouleverser ? quelles sont mes craintes ? la situation de départ n’avait-elle pas déjà des aspects négatifs ? Comment faire émerger une opportunité de ce qui doit arriver ? comment réaliser ces choses, tout en respectant qui je suis ?

Ces étapes n’étant pas toujours aisées, n’ayons jamais de crainte à sélectionner un compagnon de route : une personne de confiance que vous aurez jugé « solide » pour vous appuyer sur cette traversée, ou un professionnel tel qu’il soit : coach de vie, psy, thérapeute… à qui vous sentait accorder votre confiance. Ce dernier de par son expérience, aura la distance et les outils nécessaires.

Quand on prend la peine de découvrir les ficelles, on se sent moins marionnette…

Robert Blondin

Lorsque aura transcendé nos montagnes de « mécanismes-prudence », nous verrons apparaître l’autre flan 🙂 => celui qui est plein de lumière.

En apprenant à relativiser, à lâcher prise, à dénicher les cadeaux cachés, à retenir le positif et jeter le négatif…nous emmagasinons une expérience et une force pour mieux traverser les prochains changements. Ce cercle vertueux, va s’inscrire dans nos mécanismes et habitudes.

Tout cela est de l’exercice pratique, où la vie est notre terrain d’essais. La souffrance sera moins présente et de moins en moins récurrente… Notre vie va gagner en succès et en sérénité.

Aussi, si on a l’impression que ça chahute autour de nous n’hésitons pas à revenir vers nous même, en s’accordant du temps calme. Juste pour nous et seulement avec nous.

Notre port d’attache est en nous même !

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