La réalité tout comme la vérité sont les produits d’une interprétation subjective. Cela revient à confronter SA vérité à celle de l’autre. Et SA réalité à celle de celui qui aura assisté à la même scène que nous. Chacun aura une description qui sera au mieux différente, au pire contradictoire.
Ces éléments sont emprunt de vos perceptions, de vos expériences, de votre éducation, de nos valeurs, de nos croyances, de la société qui vous entoure (média, politique, culture… ). On ne se rend pas forcément compte de tous les filtres que nous avons lorsque l’on pense « juste » voir. Voir un objet, peut s’avérer bien plus complexe, lorsqu’on décortique la démarche.

Observer un simple objet peut renvoyer à un souvenir, à un avis, à un sentiment, à une odeur, une sensation… on lui donne une vie, une histoire dans notre esprit. Ou on peut même ne pas le voir, ne pas le remarquer alors qu’il est sous notre nez, régulièrement.
Pourquoi ce phénomène complexe ? On trouve des réponses dans les neurosciences. Tout se joue au niveau de notre cerveau. C’est à cet endroit que s’effectue le traitement de l’information, en fonction de notre conscient ET de notre inconscient, de ce qu’on a vécu personnellement ou de ce qu’ont vécus nos ancêtres.
Notre cerveau est constitué de 3 parties :
- Le néocortex : Serait notre partie cartésienne. Décrit comme le « nouveau cerveau » la partie pensante. Centre du raisonnement, de la logique, de l’apprentissage…
- Le limbique : Serait notre partie émotionnelle. Ici il s’agira de la mémorisation, des émotions et des décisions.
- le reptilien : Serait notre partie instinctive. Celui ci est le centre de nos comportements primaires et assure les besoins fondamentaux.
Les informations sont donc traitées par ces trois parties. Cette information peut être aussi déformée par les biais cognitifs également. Un biais cognitif est un réflexe de pensée faussement logique, inconscient, et systématique. Un exemple : « je me suis faite aboyer par un chien : les chiens sont méchants car ils attaquent »
Si ce sujet vous intéresse, je vous invite vivement à aller le découvrir.
Dès lors, dans toute situation vous pouvez vous concentrer sur les aspects positifs ou sur les aspects négatifs ou un mix des deux. La vérité et la réalité seront le reflet de ce que vous avez en vous même.
la phrase précédente pourrait choquer ou paraitre être une sentence, or, voyez y une source éternelle d’apprentissage.
On peut se poser des questions qui nous feront avancer souvent et aussi craindre. Dès lors qu’on se pose la bonne question sincère et honnête, on y retrouve la réponse.
C’est intéressant de se demander comment notre vérité est celle qu’elle est ? Comment a t-elle était façonnée ? Sur quelles expériences se base t elle ?
De quoi sont constituées les réalités complètement opposés ? Comment puis-je mettre en nouvelle perspectives tout ce que j’en apprends ? Viennent t-elles mettre en défaut ou conforter les miennes ?
un exemple de problématique en coaching :
« Je rencontre un problème relationnel : je n’ai confiance en personne ». Cette perspective peut engendrer de voir le monde avec suspicion, distance, recherche systématique de l’erreur… qui amène à se conforter.
Il est important de savoir que tant vous ne changerez pas votre manière de penser, ressentir, et agir… vous continuerez de répéter les mêmes expériences. Si celles ci sont agréables pour vous, ne changez rien. Si celles ci vous sont désagréables apportez un changement de penser qui modifiera mécaniquement la suite.
Pour conclure, afin d’avoir une vision la plus éclairée possible, il sera nécessaire de :
- d’apprendre à mieux se connaitre et à continuer de se questionner pour s’observer.
- Prendre un temps de pause avant la réaction, cela permet de laisser redescendre l’émotion.
- Cultivez votre curiosité, en étant attentif aux idées contradictoires et en élargissant les sources d’informations
- Fuyez les « a priori » autant que possible